XIe Siècle – 1395
I – Les origines
Le fief de Jarzé, dont l’importance est reconnue dès le Xe siècle, ne disposait cependant pas de cours d’eau suffisant pour entrainer la roue d’un moulin. Ils s’approprient alors un domaine sur la rive gauche du Loir à trois lieues environ de leur domaine, “avec motte et moulins1« . Aux IXe et Xe siècles, pour remplacer les “moulins à sang”, c’est-à-dire mus par la force d’animaux à sang chaud (boeuf, cheval, âne…), on relève « d’importants investissements seigneuriaux pour équiper les campagnes de moulins à eau (…) qui libèrent du temps et de la force de travail. En découlent des récoltes, donc des revenus plus importants2« . On peut estimer que c’est vers la fin du XIe ou le tout début du XIIe siècle que le seigneur de Jarzé fait construire le premier moulin de Corzé. Le détenteur du fief sera désigné à l’avenir comme le “seigneur des terres et moulins de Corzé”.


- Une motte castrale, aussi appelée « motte féodale » est composée d’un volumineux remblai de terre circulaire. Le tertre ainsi constitué était entouré de solides palissades, protégeant ceignant un fortin de bois. Ce système de défense annonçait les châteaux forts en pierre qui feront leur apparition au XIIe siècle.
Avant de désigner le bâtiment qui les abrite, le moulin désigne la meule proprement dite, qui va utiliser la force du courant pour tourner et broyer les grains. ↩︎ - Samuel Leturcq et Florian Mazel in Nouvelle histoire du Moyen Âge, sous la direction de Florian Mazel, Seuil, 2021, 1ère partie chapitre 16 Une dynamique d’expansion ↩︎